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L’ITE ou l’Isolation Thermique par l’Extérieur

L’ITE Ou L’Isolation Thermique Par L’Extérieur

    L’ITE ou l’Isolation Thermique par l’Extérieur constitue un défi de premier ordre. La survie de la planète dépend de la limitation du gaz à effet de serre émis par tout ce qui fonctionne à l’énergie fossile (gaz, charbon, fuel, pétrole, et même l’électricité selon la source d’énergie utilisée pour l’obtenir). Et cela, d’autant plus que ce type d’énergie risque de s’épuiser si bien que son prix ne cesse de grimper. Le parc immobilier, particulièrement, l’existant, par le chauffage et la climatisation, constitue un des plus grands émetteurs de CO2.En effet, par ses parois (toiture, murs, planchers), par ses ouvertures et les raccordements des différents éléments (ponts thermiques), jusqu’à 75 % des chaleurs générées à l’intérieur risquent de s’échapper. Ainsi, rendre le bâtiment le moins énergivore possible constitue, pour tout citoyen et pour le Gouvernement, premier responsable, le défi majeur, du siècle.

    Généralités

    L’isolation thermique des  bâtiments à laquelle s’ajoute l’utilisation, autant que possible de l’énergie renouvelable pour les besoins quotidiens, s’avère un moyen sûr pour y arriver. À propos des techniques relatives à l’isolation de la maison, l’isolation thermique par l’extérieur (ITE) se veut plus pratique tout en donnant des résultats très performants, à tout point de vue, en rénovation. Cela ne veut pas dire qu’on ne l’emploie pas, pour autant, en construction neuve. En effet, L’ITE, en consistant à envelopper les parois extérieures d’une barrière isolante de façon continue, assure la suppression presque en totalité, des ponts thermiques et c’est son plus grand atout. À cet effet, elle fait intervenir, en même temps, l’isolant et le revêtement extérieur.

    L’Isolation Thermique par l’extérieur propose d’autres multiples avantages à l’endroit des propriétaires ou des occupants éventuels, des architectes et des maitres d’ouvrages. Pour le ménage une bonne isolation permettra réduire de façon conséquente les factures en énergie, améliorant ainsi le budget, d’autant plus qu’il peut accéder aux aides disponibles pour la réalisation des travaux.

    Elle peut adopter la forme d’un enduit de façade ou la forme d’une façade ventilée grâce au bardage. Parmi ces 2 techniques, la deuxième est de loin la plus intéressante, car plus durable dans la mesure où la façade jouit d’une aération. C’est pourquoi le présent article va traiter cette partie avec beaucoup plus de détails.

    Les principaux avantages et les quelques limites de l’ITE

    L’isolation thermique par l’extérieur, garantissant des performances conformes aux exigences de la RT 2012, est une technique qui s’adapte à un chantier de construction neuve et de rénovation. Tout en donnant la possibilité d’aérer la façade, elle permet d’obtenir une étanchéité fiable aux parois. Avec les finitions disponibles, l’architecte et le maître d’ouvrage sont en mesure de proposer aux clients et de mettre en œuvre toutes les possibilités esthétiques, convenant à leurs goûts et à la hauteur de leurs besoins, concernant leurs façades. Elle permet de tirer profit de l’inertie thermique des murs pour assurer la régulation de la température des pièces. Effectivement, les murs par leur épaisseur accumulent une partie de la chaleur qu’ils restituent par la suite, quand le chauffage est en arrêt ou réduit. De la même façon, elle améliore l’isolation acoustique.

    D’autres avantages de l’isolation thermique par l’extérieur

    Particulièrement, en rénovation, l’isolation thermique par l’extérieur permet à la fois d’isoler et de ravaler la façade, autrement dit de rétablir la planéité et de rectifier tous les défauts acquis avec le temps. Elle n’entame en rien à l’espace habitable, permet de conserver la décoration intérieure et donne aux occupants la possibilité de rester chez eux durant la durée des travaux. On peut classer les méthodes d’isolation par l’extérieur en deux catégories, l’isolation par l’extérieur sous enduit et l’isolation par l’extérieur avec une filière sèche, c’est-à-dire, n’utilisant pas de mortier. On retrouve dans la filière sèche le bardage, le vêtage et la vêture.

    L’isolation thermique par l’extérieur sous enduit

    Les spécificités de l’ITE sous enduits

    L’ITE sous enduit se révèle être une solution simple à mettre en œuvre. Le but est de placer plusieurs éléments en superposition sur le mur extérieur de la maison afférente. Ces différentes couches sont l’isolant en lui-même, une première couche d’enduit, plus exactement un sous-enduit (celui-ci maroufle une armature en fibre de verre) et une couche d’enduit de finition, qui donnera l’aspect final du mur en question, une fois installé. Cette technique permet d’obtenir une façade neuve et uniforme. Elle se réalise par deux poses, qui sont la pose collée de l’isolant ainsi que la pose calée-chevillée de ce dernier.

    La pose collée de l’isolant

    Cette première méthode est la plus simple, mais ne pourra pas servir avec n’importe quel isolant. La pose collée sera possible uniquement avec les isolants en polystyrène expansé blanc ou graphité gris et en fibre de bois. Pour ce faire, il faut coller directement le matériau choisi sur le mur qu’on souhaite isoler. Ainsi, il faut préparer un mortier colle, qui servira à réaliser la pose. Comme précautions préalables, il faut penser à décaper le support en amont. Idéalement, on ne réalise la pose que si la température extérieure se situe entre 5 et 30 °C.

    Les procédés de pose de l’ITE
    • La première consiste à appliquer le mortier colle par plots. Ainsi, on dépose 16 plots de colle au moins par mètre carré de surface de la plaque d’isolant. Il faut appliquer la colle à quelques centimètres du bord de la plaque, et placer ensuite cette dernière sur la paroi à isoler.
    • La deuxième méthode consiste à effectuer la pose de colle en plein. On applique la colle avec une taloche crantée de 6 à 10 mm. Celle-ci occupera toute la surface du panneau s’il est quand même nécessaire de laisser une marge tout autour de la plaque, puisque le mortier ne doit pas couler au niveau des joints.
    • La troisième méthode consiste à mettre la colle par boudins. On doit encoller au moins 20 % de la surface de l’isolant. Les boudins sont à réaliser de façon non continue, sous réserve de subir un effet ventouse au moment de la pose de la plaque. En plus, les différents boudins de colle doivent être assez réguliers pour faciliter la pose tout en veillant toutefois de laisser une marge de quelques centimètres.

    La pose calée-chevillée

    La pose calée-chevillée garantit un résultat à peu près identique, mais se présente différemment et est plus complexe à mettre en œuvre. L’intérêt de cette technique repose dans le fait où on peut l’employer pour n’importe quel type d’isolant, incluant la laine de roche qui n’est pas indiquée pour une pose collée. Ainsi, l’isolant choisi tiendra parfaitement grâce à deux éléments, la colle qui calera la plaque, et la cheville, qui la fixe définitivement à la paroi de départ.

    Les tâches à effectuer

    Lors de la pose calée-chevillée, il faut effectuer deux tâches. Tout d’abord, on doit encoller le panneau isolant de son choix avec un mortier de collage adapté. Ensuite, on doit choisir des chevilles et les installer pour finir la fixation des différents panneaux. Lors de la mise en œuvre, on peut opter pour des chevilles à frapper, qui sont faciles à poser. Il suffit de les enfoncer au ras de l’isolant, car elles arborent la forme d’une cheville et d’un clou. On enfonce ces derniers avec un marteau à embout en caoutchouc. On peut également choisir des chevilles à visser, trois fois plus solides, en cas d’arrachement.

    Dans tous les cas, il faut veiller à choisir une cheville qui soit en parfaite adéquation avec le support de base, sachant qu’on peut en trouver différents types. Pour les différencier, on doit se baser à la lettre qui est frappée sur les chevilles, A pour le béton, B pour les matériaux pleins, C pour les matériaux creux, D pour le béton allégé, E pour le béton cellulaire.

    Les techniques d’ITE par filière sèche : vêtures et vêtages

    Les systèmes de vêtages et de vêtures

    Les systèmes de vêtages et de vêtures font partie de la grande famille du mur-manteau qui rassemble l’ensemble des procédés d’isolation par l’extérieur. À la différence d’un bardage rapporté qui est placé sur une ossature secondaire bois ou métallique, ces produits sont directement mis en œuvre sur la paroi du bâtiment. Comme ils sont perpétuellement soumis aux contraintes climatiques (soleil, pluie, vent…), ils ont pour fonction principale la protection de la structure, en neuf comme en rénovation.

    La vêture

    La vêture désigne un système d’isolation à base d’éléments composés de deux produits, un isolant thermique contrecollé en usine sur le dos d’une plaque de parement, celle-ci formant la peau extérieure de protection. Les deux produits se placent en une seule fois sur la structure porteuse, au contraire des autres techniques d’isolation par l’extérieur qui requièrent plusieurs passages sur le support. Les éléments, qui sont juxtaposables par emboîtement, sont mis en place mécaniquement sur la paroi par des vis et par des chevilles. L’isolant, habituellement du polystyrène expansé, et le parement assurent la formation d’un complexe totalement solidaire.

    Le vêtage

    Le vêtage désigne un système d’éléments de parement fixé mécaniquement à la structure porteuse. Le parement est appliqué directement sur le support avec ou sans lame d’air. Par la suite, il est fixé à travers l’isolant thermique, sans ossature ou avec une ossature appliquée sur l’isolation. La fixation de l’isolant joue un rôle de maintien provisoire si celle du vêtage l’assure définitivement. L’isolant doit être suffisamment rigide pour pouvoir résister à la compression et à l’humidité. Quand il est associé à un isolant préexistant ou posé sur le support, le vêtage permet d’avoir le même aspect qu’une vêture ou qu’un bardage.

    L’usage des produits sous avis techniques

    Les vêtures et les vêtages se distinguent par les matériaux qui les constituent, le type d’isolant, la géométrie et le mode d’assemblage des éléments. Dans la pratique, pour faciliter la mise en œuvre, les panneaux sont rainurés, munis d’inserts ou proposés à double emboîtement. Pour ce qui est de l’isolant, c’est le polystyrène expansé qui est habituellement utilisé. Les laines minérales, le polystyrène extrudé et la mousse polyuréthanne font également partie des isolants employés, mais plus rarement.

    L’ensemble de ces systèmes doit faire l’objet de procédure d’avis technique, formulé par le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment). Ainsi, un certificat de qualification est délivré par le CSTB pour les produits contrôlés. Ce certificat, basé sur l’autocontrôle de la fabrication et des contrôles externes par l’organisme certificateur, justifie les performances des produits visés.

    Pour la mise en œuvre, les vêtures et les vêtages doivent être appliqués de manière conforme aux prescriptions des avis techniques et des notices de pose des fabricants, car il n’existe pas de normalisation de type DTU (Document Technique Unifié) pour ce genre de produits.

    Le bardage rapporté ou la façade ventilée

    Les caractéristiques du bardage rapporté

    Pour embellir la façade et la protéger des intempéries, il existe un système de revêtement extérieur de parois verticales, dénommé bardage rapporté. Entièrement située à l’extérieur, rapporté sur le gros œuvre, cette technique enrichit l’aspect extérieur, pour contribuer à l’étanchéité face à la pluie et à l’isolation thermique du bâtiment. Il assure également la protection de la structure porteuse vis-à-vis des sollicitations climatiques.

    Selon le budget et les préférences, la peau du bardage rapporté peut être constituée des grands éléments comme les plaques et les panneaux ou des éléments de grande longueur comme les clins et les lames ou encore des petits éléments comme les tuiles, les ardoises, les écailles, les dalles, les bardeaux, etc.

    Autrement dit, le bois est le plus utilisé, car traditionnel. La pierre, l’ardoise ou la terre cuite sont des matériaux naturels, considérés comme nobles, mais sont chers. Le PVC est le plus économique et résistant. Le métal, la tôle de bardage sont indiqués pour les bâtiments industriels et agricoles.

    Il faut savoir qu’une isolation complémentaire est souvent associée aux bardages rapportés. Dans la pratique, entre l’isolation et le dos de la peau, il faut toujours aménager une lame d’air ventilée. Elle doit être en communication avec l’extérieur de chaque partie de la façade couverte par le bardage. C’est le fameux système de façade ventilée.

    La mise en œuvre du bardage

    Le bardage rapporté estmis en œuvre à l’aide d’une ossature (c’est un ensemble du dispositif permettant de rapporter la « peau » sur la structure). Le type d’ossature le plus habituellement employé est l’ossature primaire, constitué d’une part de chevrons en bois, d’autre part disposés en réseau vertical. Les chevrons verticaux peuvent être solidarisés à la structure porteuse, en contact direct, ou placés à l’aide de pattes « équerres ». Ces dernières servent de réglage d’adaptation pour avoir la planéité du parement, en tenant compte des tolérances et irrégularités importantes du gros œuvre. Par ailleurs, les peaux constituées de grandes plaques ou clins, placées horizontalement sont fixées directement sur le réseau vertical de chevrons, soit par l’intermédiaire de lisses horizontales (ossature secondaire) dans le cas de clins verticaux ou de petits éléments.

    Les différents éléments du bardage en ITE

    L’isolant utilisé peut se présenter sous forme de plaques ou de rouleaux, fixé, ou collé, contre le support, pour être inséré dans l’ossature.

    La pare-pluie est obligatoire dans le cas d’une ossature porteuse en bois. Son rôle étant d’assurer l’étanchéité de la façade, il doit être d’une perméance suffisante. Il est posé, avec des longueurs de recouvrement adaptées, entre l’isolant et la face arrière du bardage.

    Dans quelques cas, l’ossature secondaire, habituellement horizontale est prévue pour accueillir le bardage, ses éléments sont fixés à travers la pare-pluie dans l’ossature primaire.

    Historiquement, c’est un élève de Le Corbusier qui est le pionnier en matière d’habillage des maisons de manière originale. Effectivement, dans les années 30, l’architecte suisse Albert Frey a construit la « maison Aluminaire », revêtue d’une enveloppe de panneaux d’aluminium ainsi que de bandes d’étoffes. Quelque 80 ans plus tard, les matériaux qualifiés d’insolites d’autrefois se sont progressivement fait une place dans le programme d’expression architecturale.

    Une construction résistante

    Que les considérations qui motivent le choix du matériau puissent être d’ordre esthétique, fonctionnel ou écologique, la construction doit garantir avant tout une protection durable. Quand la façade ventilée est comparée à la façade compacte, où les panneaux isolants (généralement en matière synthétique) sont collés directement sur le mur extérieur brut, la première est un peu plus complexe, plus chère, mais est plus résistante mécaniquement. Dans la pratique, la couche d’isolation et le revêtement de la façade sont divisés par un espace, pouvant atteindre une épaisseur de 5 cm. Dans cet espace, l’air peut circuler librement, pour mieux réguler l’humidité du mur extérieur. Cela se ressent jusque dans le bâtiment lui-même : le système de façade ventilée procure un climat interne confortable.

    Une séparation thermique

    Les façades ventilées se fabriquent sur le principe des 4 couches, parallèles à l’ossature portante et qui sont :

    • La maçonnerie en béton ou la structure en bois.
    • La couche d’isolation recouverte d’un treillis en bois ou en métal.
    • La sous-construction avec l’espace de ventilation.
    • L’habillage de la façade qui est toujours suspendu à la sous-construction.

    Pour éliminer les ponts thermiques, le treillis suspendu se sépare thermiquement de l’enveloppe brute du bâtiment, par des éléments en matière plastique. À défaut de séparation correcte, la capacité d’isolation thermique d’un mur extérieur peut faire l’objet d’une réduction, voire de moitié.

    Une installation possible lors de la rénovation

    Une façade ventilée a aussi l’avantage de pouvoir être installée lors d’une rénovation. On peut la poser sans souci sur le mur existant. En même temps, elle propose suffisamment de place pour assurer le montage de systèmes de protection solaires supplémentaires, voire des installations de domotique. Et même si on veut poser une ventilation contrôlée, les canaux de ventilation sont déjà intégrés dans le revêtement de la couche d’isolation.

    On peut constater une facilité de mise en place sur le site de construction. En effet, les différents éléments sont installés par voie sèche, via des ancrages mécaniques, préalablement calculés pour pouvoir résister à la charge du vent et à la résistance à la gravité.

    Une double fonction isolante et décorative

    En matière de façade ventilée, le choix dans les couleurs, la texture, les formats et les matières offrent la possibilité de concevoir de multiples effets décoratifs, si la palette de décors est presque infinie. En effet, les matériaux employés en peau externe similaire à ceux des bardages rapportés, proposent un panel extrêmement large à savoir, du métal laqué, de l’aluminium, de plaque céramique, d’ardoise, de fibre-ciment, du PVC, du bois, du matériau minéral composite, de la terre cuite, du béton, etc.

    Les avantages des divers matériaux de façade ventilée

    Pour le bois, les différents traitements de surface et le choix d’essences de qualité, toujours de pair avec une gestion durable des forêts, leur donnent des propriétés mécaniques durables. Aussi, la mixité bois PVC procure facilité d’entretien et durabilité.

    L’innovation se trouve du côté des produits terre cuite. Utilisés à l’horizontale en vêture et en bardage, ces systèmes se composent de briques de grande longueur ou de briquettes. Ces produits, double peau ou non, s’associent sans encombre aux procédés d’isolation thermo-acoustique par l’extérieur et peuvent s’utiliser à des fins purement décoratives.

    Quant aux produits métalliques comme le zinc, l’acier et l’aluminium, ils assurent une grande variété d’aspects et de coloris pouvant être creux, en reliefs, à nervures horizontales ou verticales.

    Un tour d’horizon sur les avantages des façades ventilées

    Plusieurs avantages offerts par la façade ventilée, la classe classée comme la meilleure en ITE. Ce sont entre autres :

    • L’économie d’énergie. En effet, la façade ventilée réduit la dispersion de la chaleur et absorbe moins de chaleur durant les mois plus chauds, pour une baisse conséquente des coûts d’air conditionné
    • Une durabilité technique et une très bonne esthétique. La façade ventilée présente des résultats exceptionnels face à la corrosion et à la détérioration dues à la pollution. Généralement, elle n’absorbe pas de la poussière et de la saleté, pour un entretien simple à l’eau et au savon. De plus, elle favorise la dispersion de l’humidité.
    • La possibilité d’utiliser de grandes épaisseurs d’isolation thermique dans la chambre à air. Dans la pratique, les systèmes standards peuvent permettre une isolation thermique pouvant atteindre jusqu’à 26 cm. Cette épaisseur garantit ainsi une enveloppe thermique très efficace garantissant des pertes de chaleur minimes.
    • Une protection maximale contre l’humidité, surtout au niveau des fermetures et des planchers pour limiter l’infiltration de l’eau de pluie et les gelées.
    • Un environnement plus sain. La façade ventilée augmente le confort de l’utilisateur, en conformité aux exigences de salubrité de base en matière d’hygiène, de santé et de protection du milieu ambiant.

    La conception de la façade ventilée

    Avant de concevoir un nouveau bâtiment, il est important de considérer que la façade ventilée se compose d’un système complexe en termes de construction. Elle se met en œuvre selon des critères de conception industrielle. Autrement dit, tout doit faire l’objet d’une préparation, pour éviter de devoir faire des modifications consistantes ou des improvisations en cours de réalisation.

    Lors du développement d’un projet, on peut commencer à prendre en considération un module de façade particulière, en ajoutant la dimension réelle de la dalle et du joint à partir desquels peut naître un bardage se composant exclusivement d’éléments entiers. Dans le cas de constituants de façade comme les ouvertures, les corniches d’étage ou tout autre élément, il est possible de réduire le nombre de coupes sur les dalles, pour éviter que l’emploi de la structure ne s’avère pas anti-économique.

    Les étapes d’un projet de façade ventilée

    • Étude des projets et/ou de l’idée architecturale inhérente aux parois extérieures de l’édifice.
    • Évaluation de la faisabilité.
    • Spécification des matériaux qui constituent le parement à recouvrir.
    • Choix d’un schéma structurel et calcul d’avant-projet.
    • Réalisation des graphiques exécutifs.

    Parmi les choix conceptuels les plus essentiels pour le résultat final de la façade, on peut citer la possibilité d’utiliser des accessoires d’ancrage des dalles apparents ou non apparents. Le choix peut résulter de l’observation de l’aspect esthétique de la façade à distance rapprochée et de l’aspect économique.

    Les panneaux en minéral composite en particulier

    En comparaison à la pierre naturelle, les panneaux en résine polyester renforcée de fibres de verre ont l’avantage de la légèreté. Celle-ci, même relative, permet une meilleure maniabilité lors de la mise en œuvre sur une ossature légère, pour être plus économique et aisée à installer. Pour alléger encore davantage, certains produits possèdent une structure alvéolaire en aluminium type nid-d’abeilles est à préférer. Ainsi, la fibre de verre, imprégnée de résine époxydique associant la pierre à la semelle alvéolaire, a pour but de renforcer la structure minérale et apporte à l’ensemble une tenue mécanique plus performante. Les panneaux en minéral composite se présentent également sous différents formats et de nombreux aspects de surface, lisse ou structuré, mat ou brillant.

    La dalle en céramique comme bardage ou parement extérieur et ses atouts

    Les spécificités de la dalle en céramique

    L’application des dalles en céramique technique en tant que bardage extérieur, permet d’obtenir de meilleurs résultats esthétiques et qualitatifs. Son rôle repose sur le fait de caractériser l’esthétique du bâtiment et d’assurer la protection de la structure de maçonnerie des agents atmosphériques-polluants, pour contribuer à avoir d’excellentes performances.

    Au dos de chaque dalle en céramique technique, un filet en fibre de verre ayant des mailles de 5 x 5 mm, se colle pour des questions de sécurité. En cas de rupture de celle-ci, il retient momentanément les morceaux, dans l’attente d’une substitution.

    Les caractéristiques techniques de la dalle en céramique
    • haut degré de résistance mécanique,
    • forte résistance aux écarts de température,
    • capacité d’absorption réduite,
    • incombustibilité,
    • inaltérabilité des couleurs aux rayons du soleil,
    • résistance aux agressions des agents chimiques,
    • légèreté et ductilité,
    • entretien limité.

    Le grès cérame ou céramique technique comporte toutes ces caractéristiques, pour le qualifier de meilleur en termes de parement, approprié en matière de réalisation de façade ventilée.

    De plus, le poids limité des dalles en céramique technique, en comparaison à celui des matériaux de carrière, n’alourdit pas l’édifice, surtout quand il s’agit de travaux de restructuration.

    Principes de la façade ventilée

    Le principe conceptuel de la façade ventilée en céramique technique se base sur l’autonomie statique de chaque dalle de parement ainsi que dans la suppression du mortier de fixation. L’absorption des mouvements requiert un calibrage adapté des joints qui permettent les déplacements et les dilatations, sans que les dalles n’aient à interférer les unes avec les autres.

    Le joint est l’espace qui sépare les dalles et permet le mouvement de celles-ci suite aux dilatations thermiques du système et aux mouvements élastiques. Il est généralement de 4 à 8 mm, selon la dimension des dalles, du solivage de l’édifice et de la structure utilisée.

    Les avantages d’une façade ventilée en céramique

    Les avantages obtenus par l’utilisation d’une façade ventilée en céramique technique par rapport à une façade traditionnelle sont nombreux. Elle permet la suppression des risques de fissuration du revêtement. La façade élimine les risques de décollement du mur. Ce modèle protège les murs contre l’action des polluants atmosphériques. Il supprime les ponts thermiques générant ainsi une réelle économie d’énergie. En effet, la suppression des ponts thermiques sur les parois du bâtiment permet d’éviter de 20 à 40 % des déperditions énergétiques. Or, 1 ml de pont thermique sur le bâtiment équivaut à 60 kWh d’énergie gaspillée chaque année en chauffage électrique. La façade ventilée assure la non formation de la condensation superficielle, car la présence de la lame d’air fait évacuer la vapeur d’eau venant de l’intérieur, éliminant toute éventuelle humidité.

    D’autres avantages de la façade ventilée

    Le matériau isolant extérieur reste efficace à long terme, il est car gardé parfaitement au sec par une ventilation performante. Sa pose est facile et ne dépend pas des conditions climatiques. Elle améliore l’étanchéité et l’inertie thermique des murs ainsi que le confort acoustique. La céramique est un matériau d’une couleur immuable, et ne requiert aucun entretien particulier, pendant 30 ans. Elle résiste très bien fau eu (classe M0).

    Le changement des carreaux de céramique est facile, en cas de dégradation ponctuelle. On peut créer une façade esthétique grâce à la vaste gamme de couleurs, de formats et de finitions (poli, semi-poli, naturel). La création de design originaux : mosaïque, fresque, effet de contraste, de volume, est possible avec la céramique. La pérennité du résultat dispose d’une garantie si la finition se fait avec soin.

    Les aides disponibles en matière d’ITE

    Qu’on soit propriétaire d’une maison individuelle ou d’un logement collectif, différentes aides sont possibles pour la rénovation de façade.

    Le crédit d’impôt

    Il faut savoir que le crédit d’impôt pour ravalement de façade n’a plus existé depuis la fin des années 90. Effectivement, qu’on ait à effectuer le ravalement de façade d’une maison secondaire, principale ou d’un bien locatif, il n’est pas possible de bénéficier d’un crédit d’impôt. Cependant, il existe quelques exceptions, si les travaux répondent à des caractéristiques précises, dont :

    • L’isolation par l’extérieur. On peut bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique pendant les travaux d’isolation par l’extérieur. Le crédit d’impôt est de l’ordre de 30 %, plafonné à 16 000 € pour un couple. Il faut noter cependant que le coût d’une isolation par l’extérieur est nettement supérieur à celui d’un simple ravalement de façade.
    • Le régime réel d’imposition. Si on a effectué le ravalement de façade d’un bien immobilier qu’on loue et qu’on a opté pour le régime réel (déclaration 2044), on peut déduire les frais dans la rubrique travaux.

    Les aides et subventions financières de l’ANAH

    Afin de financer les travaux, l’ANAH (Agence Nationale pour l’Amélioration de l’habitat) peut accorder des subventions jusqu’à 50 % du prix du ravalement sous quelques conditions, notamment de ressources.

    Les conditions d’obtention de ce type d’aide.

    • On doit être propriétaire, locataire ou syndic.
    • Le logement doit avoir des locataires de plus de 15 ans à la date de l’octroi de la subvention.
    • Les travaux sont à réaliser par des professionnels du bâtiment si bien qu’on doit attendre l’autorisation de l’ANAH avant de débuter les travaux.
    • On doit occuper ou louer le logement pendant au moins 6 ans après la fin des travaux en tant que résidence principale,
    • Le logement ne doit pas avoir bénéficié d’un PTZ (prêt à taux zéro) dans les 5 dernières années,
    • Le montant minimal des travaux ne doit pas excéder 1 500 €.

    Les autres aides en ITE

    D’un autre côté, la majorité des collectivités territoriales comme le Conseil départemental, régional ou même les communes sont à même d’accorder une subvention. Les conditions varient, mais les chantiers doivent bligatoirement se faire par des entreprises professionnelles. La DDE (Direction Départementale de l’Equipement) propose également une prime dédiée à l’amélioration de l’habitat sous conditions.

    • On doit être propriétaire et le logement concerné doit avoir plus de 20 ans à la date de l’octroi de l’aide.
    • L’aide s’octroie selon les ressources.
    • Celle-ci se plafonne et correspond à un certain pourcentage du montant total des travaux.
    • Vous pourrez en jouir après la réalisation des travaux.

    Toujours faire appel à un professionnel

    Une règle d’or à ne pas oublier est de confier la réalisation de ses travaux aux professionnels. Cela permet d’assurer la qualité de son investissement, pour sécuriser les travaux et aussi demander une aide. Pour trouver le professionnel qu’il faut, on doit demander plusieurs devis et les comparer. Le devis qui présentera le meilleur rapport qualité/prix serait le choix le plus judicieux. Un devis trop cher ne signifie pas nécessairement une bonne qualité de prestation, le professionnel pouvant juste faire une estimation à la « va-vite » si un devis très bas peut cacher quelques coûts cachés, imprévus.

    En principe, un devis est obligatoire avant tous travaux et est généralement gratuit. Cependant, le professionnel doit préciser clairement au préalable si le devis est payant. Pour que le devis soit au plus juste, on doit donner tous les détails nécessaires et pertinents sur la nature des travaux à effectuer dont, le lieu du chantier, la surface concernée, le délai de travaux souhaité, la prise en charge d’une partie des prestations (par exemple, achat par soi-même des matériaux)…

    Où trouver un bon professionnel pour une ITE ?

    Pour trouver le « bon » professionnel, on n’hésite pas à se renseigner en détail pour juger de son professionnalisme, de sa fiabilité et de son savoir-faire. En posant quelques questions liées aux termes de son devis, aux détails de la prestation, à la méthodologie et aux tarifs, on se donne une idée de la pertinence ou non du choix. En effet, un artisan professionnel digne de ce nom doit donner toutes les informations nécessaires et doit être à même de fournir des justificatifs de sa qualification. Il peut aussi donner quelques coordonnées en guise de référence ou montrer un chantier en cours de réalisation.

    Dans tous les cas, le choix le plus optimal est de recourir à un artisan professionnel que vous conseille une connaissance, un ami, un collègue ou un proche. Puisque ce dernier a déjà recouru aux services du professionnel concerné, sa satisfaction est un critère de choix pour démarrer son projet en toute sérénité. À défaut, on peut toujours éplucher les différents sites des professionnels sur Internet ou utiliser les services des plateformes de mise en relation des professionnels et des particuliers. Rien n’empêche non plus de parcourir les différents forums des internautes sur le sujet, qui peuvent recommander un professionnel plutôt qu’un autre.

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