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Le terme « isolant mince » a longtemps été synonyme d’arnaque. Mais cette mauvaise réputation pourrait bien appartenir au passé. Une start-up française, Keey Aerogel, s’apprête à industrialiser un isolant nouvelle génération qui a tout pour réconcilier la finesse et la performance à moindre coût.
L’aérogel, le « Graal » de l’isolation
Le matériau au cœur de cette révolution, c’est l’aérogel de silice. Son surnom : « fumée solide ». C’est le matériau solide le plus léger connu. Il est composé à plus de 99 % d’air. C’est cet air, emprisonné dans une structure minuscule, qui lui donne des propriétés d’isolation exceptionnelles, bien supérieures à celles de tous les isolants traditionnels. Jusqu’à présent, son utilisation était réservée à des secteurs de pointe comme l’aérospatiale. La NASA l’utilise pour isoler ses rovers. La raison ? Son coût de production exorbitant.
Le coup de génie : le produire à partir de déchets
Et c’est là qu’intervient l’innovation de Keey Aerogel. La start-up a développé un procédé qui ne part pas de matières premières coûteuses, mais de déchets industriels. En utilisant les « fumées de silice », un sous-produit de l’industrie du silicium, l’entreprise a trouvé le moyen de produire de l’aérogel pour une fraction du coût traditionnel. Cette prouesse technologique fait passer l’aérogel du statut de matériau de laboratoire à celui de solution industrielle; prête à conquérir le marché de la construction.
Des performances qui changent la donne pour la rénovation
Les performances de cet « isolant vert » ont de quoi faire rêver les propriétaires. Surtout ceux qui vivent en appartement. Il est deux à trois fois plus efficace que les meilleurs isolants classiques comme la laine de roche ou le polystyrène. Concrètement, là où il faudrait 15 centimètres de laine minérale, 5 à 7 centimètres de cet isolant suffiront. Ce gain de place est une révolution. En particulier pour l’isolation par l’intérieur, où chaque centimètre carré a de la valeur.
Un matériau sain et durable
Au-delà de ses performances thermiques, cet aérogel « made in France » a plein d’autres avantages. C’est un matériau minéral; donc ininflammable. Et il ne dégage aucune fumée toxique en cas d’incendie. Il est aussi « hydrophobe », il ne craint pas l’humidité. Et « perspirant », il laisse les murs respirer. Ce qui contribue à un environnement intérieur plus sain. Et bien sûr, son bilan écologique est excellent; puisqu’il est issu de l’économie circulaire.
La promesse d’une industrialisation à grande échelle
Le plus prometteur dans cette annonce, c’est le passage à l’échelle industrielle. Keey Aerogel est en train de construire sa première usine de production à grande échelle. Son produit devrait être accessible sur le marché dès la fin de l’année.
Cet isolant mince n’est donc plus une promesse lointaine. C’est une réalité imminente. Il pourrait bien être la solution tant attendue pour concilier haute performance énergétique, préservation de la surface habitable et respect de l’environnement. Et redorer enfin le blason des isolants minces.

