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La pertinence de l’isolation thermique par l’intérieur

La Pertinence De L’isolation Thermique Par L’intérieur

    L’isolation thermique par l’intérieur des bâtiments constitue une solution idéale pour limiter l’émission de gaz à effet de serre. Il est déjà maintes fois signalé que ce dernier est la principale cause de la dégradation de l’environnement. Il est également à l’origine du réchauffement de la planète. Pour chaque ménage, elle signifie une dépense de plus en plus significative en consommation d’énergie. Mais comme c’est la survie des générations futures qui est en jeu, il faut se convaincre qu’il faut encore doubler d’effort. De plus, l’État ne cesse de multiplier les aides dans cette optique, tout en augmentant les exigences.

    Généralités

    À titre de rappel, le parc immobilier se classe comme le troisième émetteur de ce gaz (CO2), principalement par la consommation d’énergie pour le chauffage et la climatisation. Généralement, une maison mal isolée peut faire l’objet d’une déperdition de chaleur. celle-ci peut atteindre les 75 % par ses seules parois, toitures, murs, planchers. Les murs à eux seuls peuvent être la cause de 25 % des pertes. L’isolation thermique par l’intérieur (ITI), reste la méthode revenant relativement la moins chère. Elle a fait ses preuves par rapport à l’isolation par l’extérieur ou l’isolation intégrée.

    L’isolation thermique par l’intérieur repose sur le fait de mettre en place l’isolant sur la face intérieure des murs des bâtiments. En plus d’être facile à mettre à œuvre, l’isolation thermique par l’intérieur ne requiert aucune autorisation administrative particulière. Certains travaux exigent parfois un permis, l’attente d’une décision d’assemblée générale ou l’autorisation de travaux. En revanche, cette solution conduira forcément à réduire l’espace habitable dans sa totalité, en diminuant ceux de toutes les pièces. Par ailleurs, l’action d’isoler par l’intérieur génère des impacts non négligeables sur la décoration intérieure, l’installation électrique ou le coffrage des fenêtres. Tout cela peut amener des coûts supplémentaires de remise en état.

    Les éléments à prendre en compte avant d’isoler l’intérieur des murs

    Lors de l’isolation des murs par l’intérieur, plusieurs éléments sont à prendre en considération. D’une part, on doit privilégier des travaux réalisés par un professionnel. Ceci, pour des raisons de qualité et pour pouvoir obtenir les différentes aides financières. D’autre part, le choix de l’isolant demeure crucial tant pour le budget et la santé des occupants, que pour les besoins complémentaires, comme l’isolation phonique. Dans tous les cas, l’isolant devra faire l’objet d’une certification et bénéficier d’une forte résistance thermique. Pour les murs, la réglementation exige une résistance thermique d’au moins 2,8 m2.K/W pour bénéficier de la prime énergie. Elle doit être d’au moins 3,7 m².K/W pour pouvoir prétendre au crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE).

    Les travaux de diagnostics thermiques et d’humidité avant l’isolation

    Avant d’entreprendre des travaux d’isolation, il est préférable de réaliser différents diagnostics permettant d’évaluer le niveau et le type d’isolation nécessaire de l’habitation. Cela permettra de remédier efficacement aux éventuels problèmes d’humidité ou de déperditions thermiques. Dans cette optique, vous aurez des données précises sur la qualité de l’isolation d’un bâtiment. Vous pouvez aussi évaluer la consommation énergétique par la thermographie aérienne et le diagnostic de performance énergétique (DPE) °.

    La thermographie aérienne

    • Principe et utilisation de la thermographie aérienne

    Pour connaître les déperditions d’énergie des bâtiments, la thermographie aérienne met en œuvre de nouvelles techniques utilisant des caméras et des rayons infrarouges. Ceux-ci permettent de réaliser des mesures à grande échelle. Cette méthode de diagnostic à distance permet de connaître le niveau d’isolation grâce à des indicateurs colorés, bleu, vert, jaune, orange ou rouge. Ainsi, les habitants d’une localité déterminée peuvent découvrir leur maison sur les cartes thermiques proposées par certaines collectivités.

    Par un procédé de thermographie infrarouge autorisant la mesure à distance de la température d’un objet cible, il est possible de savoir d’où s’échappe la chaleur. Cela peut être des toitures des maisons, des immeubles et des infrastructures. L’objectif sera de détecter les éventuels défauts d’isolation. La toiture représente jusqu’à 30 % de la déperdition thermique globale d’un bâtiment. Avec la thermographie, on obtient un bon indicateur concernant la qualité de son isolation.

    • Mise en œuvre de la thermographie aérienne

    Pour la réalisation des vues aériennes, un avion ou un hélicoptère muni d’une caméra effectue plusieurs survols de la localité en hiver. La caméra a pour rôle de capter le flux thermique de chaque toiture par rayonnement. L’opération doit se dérouler dans des conditions strictes concernant l’ensoleillement et la température.

    Les prises de vue infrarouges permettent d’éditer une carte thermique. Celle-ci affiche le niveau de déperdition thermique selon un code couleur. Le bleu foncé indique les bâtiments les plus performants. Ceux-ci induisent des déperditions minimes non perceptibles. Le rose évoque les plus énergivores avec des déperditions très excessives. Les codes couleur se lisent de la façon suivante :

    • Bleu foncé : aucune déperdition ou bâtiment non chauffé.
    • Bleu clair : déperdition faible.
    • Vert clair : déperdition normale.
    • Jaune : déperdition moyenne.
    • Rouge : forte déperdition.
    • Rose : déperdition excessive ou présence de source de chaleur.

    Dans tous les cas, un diagnostic thermique aérien infrarouge ne peut pas se substituer au Diagnostic de Performance Energétique (DPE).

    Le Diagnostic de performance énergétique (DPE)

    Étape obligatoire à la vente depuis novembre 2006 et à la location depuis juillet 2007, le diagnostic de performance énergétique (DPE) permet d’avoir une information sur la consommation d’énergie du bien immobilier. il renseigne également sur les émissions de gaz à effet de serre inhérentes au bâtiment.

    L’utilité du  diagnostic de performance énergétique

    Le diagnostic performance énergétique ou DPE renseigne sur la performance énergétique d’un bâtiment ou du logement. Pour cela, il évalue la consommation d’énergie pour le chauffage, l’eau chaude sanitaire, la climatisation ainsi que la quantité de gaz à effet de serre émise, selon un classement de performance A à G. Le futur acquéreur se voit aussi remettre une estimation chiffrée en euros des frais d’énergie par an.

    Le DPE comprend également des recommandations de gestion et d’attitude à adopter pour réduire la consommation d’énergie du logement diagnostiqué. Il en est de même des recommandations de travaux à réaliser pour améliorer sa performance énergétique. Le concerné demeure toutefois libre de le suivre ou non.

    Obligatoirement, tout bien immobilier mis en vente ou à la location doit avoir un diagnostic de performance énergétique (DPE). Il se réalise par un professionnel indépendant ayant des compétences certifiées par le COFRAC (Comité Français d’Accréditation). Ce dernier jouit également d’une assurance, en cas d’engagement ultérieur de sa responsabilité.

    Depuis le 1er janvier 2011, pour mieux informer les particuliers, l’affichage de l’étiquette Énergie du DPE est obligatoire dans les annonces immobilières. Seule la lettre indiquant la classe énergétique reste indispensable en annonce presse. Cela permet aux futurs acquéreurs ou locataires potentiels de bien comparer les biens entre eux.

    Valable pendant 10 ans, le DPE se remet obligatoirement à la réception d’un bien neuf. Il est disponible en consultation pour tout candidat à l’achat ou à la location du bien concerné.

    La lecture du diagnostic de performance énergétique

    Le DPE décrit au détail le logement, ses équipements de production de chauffage, de production d’eau chaude sanitaire, de refroidissement ainsi que de ventilation. Il matérialise la consommation d’énergie effective, sur la base des factures des trois dernières années du logement ou à partir d’une méthode de diagnostic, conventionnelle. La lecture du DPE demeure facile, grâce aux deux étiquettes, Énergie et Climat. Chacune comporte 7 classes, allant de A pour la meilleure performance à G pour la plus mauvaise.

    • L’étiquette Énergie. Elle permet de connaître la consommation d’énergie. Cet indicateur s’exprime en énergie primaire (unité kWhep/m²/an).
    • L’étiquette Climat. Elle permet de connaître les émissions de gaz à effet de serre (GES). Cet indicateur se représente en kgeqCO2/m2/an (kilogrammes équivalents CO2).

    Les avantages de l’isolation des murs par l’intérieur

    Avant de procéder aux travaux d’isolation des murs par l’intérieur, il est important d’en connaître les avantages. Effectivement :

    • L’aspect extérieur de la maison se conserve et ne subit aucun changement, par une isolation par l’extérieur.
    • Les travaux à effectuer demeurent simples, étant donné que ce n’est pas un travail de gros œuvre.
    • L’isolation des murs par l’intérieur est conforme aux méthodes imposées, car elle permet de respecter les exigences thermiques de la RT 2012 (Règlement Thermique) . Elle s’aligne également avec celles des Bâtiments Basse consommation (BBC).
    • L’ITI anticipe l’évolution de la réglementation par la réalisation des bâtiments passifs ou à bilan énergétique positif.
    • Elle régule la température de la maison pour contribuer à l’amélioration du confort de vie, été comme hiver.
    • Le dispositif fait réaliser des économies d’énergie.
    • L’ITE préserve toute liberté architecturale en façade.

    Les systèmes de pose utilisés en isolation thermique par l’intérieur

    On peut trouver en France deux grands types de systèmes couramment utilisés en isolation des murs par l’intérieur : les doublages sur ossatures et les doublages collés.

    L’isolation des murs par l’intérieur par doublages sur ossatures

    Le principe de ce système appelé « sec » (ne nécessitant pas d’eau sur le chantier), repose sur quelques étapes comme le fait de :

    • Intercaler l’isolant dans une « cavité » réalisée le long du mur.
    • Finaliser l’aménagement intérieur par vissage d’une plaque de plâtre.

    Par ailleurs, il y a :

    • Les « cavités » provenant d’ossatures métalliques ou non. Elles peuvent aussi découler d’appuis en matériaux non conducteurs, pour limiter les ponts thermiques.
    • L’isolant peut être de différentes natures et d’épaisseur, en fonction du niveau de performance thermique requis sur le chantier.

    Comme avantages, ce procédé permet de faire la pose quel que soit l’état du mur support. Cette technique permet également de rattraper les irrégularités du mur support. De plus, on dispose d’un choix d’isolant « à la carte » si les laines minérales sont les plus courantes.

    L’isolation des murs par l’intérieur par doublages collés

    Le principe de ce système dit « humide » (nécessitant l’utilisation d’eau sur le chantier), consiste à coller sur le mur un complexe préfabriqué, utilisant l’association de plaque de plâtre et d’isolant. Sa mise en œuvre figure dans le DTU (document technique unifié) 25.42 (« Ouvrages de doublage et habillage en complexes et sandwiches plaques de parement en plâtre et isolant »).

    Les composants de cette technique sont :

    • Les isolants comme le polystyrène expansé (PSE), le polyuréthane (PUR), qui réduisent l’encombrement au sol et qui font gagner en surface habitable.
    • Les doublages qui se collent sur un mortier adhésif, et qui sont des produits courants sur les chantiers.

    Comme avantages, les doublages collés permettent une facilité et une rapidité de pose qui en font d’eux une technique compétitive. Ils utilisent aussi des isolants en constante évolution et pérennes dans le temps.

    L’isolation des murs avec l’existant

    Le rapport épaisseur/performance thermique

    En rénovation, l’isolation d’un mur existant permet de gagner en performance énergétique. Cette alternative est rapide et facile à mettre en œuvre, pour présenter un bon rapport performance-prix. Elle se combine souvent avec un système de ventilation de type VMC (ventilation mécanique centralisée). Elle permet d’assurer la qualité de l’air intérieur (renouvellement d’air sanitaire, évacuation de l’excès d’humidité dû à l’occupation).

    Dans la pratique, habiter un bâtiment dont les murs et les parois présentent une mauvaise isolation réduit la surface réelle utile habitable. Effectivement, les parois froides rayonnent vers l’intérieur et on constate qu’une surface de 60 à 70 cm le long de ces parois reste inutilisée. Cela s’explique par le besoin de se prémunir de l’effet de paroi froide et de l’inconfort qu’il génère.

    Ainsi, à l’inverse, isoler permet d’utiliser l’intégralité de toute la surface des pièces, voire enlever les radiateurs (pour les maisons Bâtiment Basse Consommation ou maison à énergie positive. Même si l’isolation d’un mur jusque-là non isolé lui fait gagner de l’épaisseur, cela n’implique finalement qu’une perte mineure d’espace. Par contre, si on ne dispose que de peu d’espace, on peut opter pour une solution d’isolation. Celle-ci possède le meilleur rapport épaisseur/performance thermique, pour optimiser au maximum la surface de l’espace de vie. Quoi qu’il en soit, la surface « perdue » du fait de l’isolation par l’intérieur se compense largement. Elle assure un gain de confort thermique pour les occupants d’une habitation, ainsi que par les économies d’énergie générées.

    Le rajout d’un isolant sur un doublage existant en mur

    La solution la plus efficace serait de démonter le doublage existant. Cela permet de vérifier et de réparer si besoin est, le mur support, pour la pose ultérieure d’un nouveau système d’isolation. Néanmoins, à la condition que le mur ne présente pas de signe d’humidité, il est possible de rajouter un doublage isolant sur un doublage existant. Il faut tenir compte de sa nature, de deux manières. Vous pouvez le réaliser soit par un doublage collé de polystyrène, soit par un contre cloison isolé ou sur vide d’air.

    • Doublage collé polystyrène

    On rapporte un système sur ossature avec un pare-vapeur entre la plaque de parement et l’isolant en laine minérale. Pour ce faire, on doit rechercher le mur porteur pour fixer la fourrure horizontale (ne pas la fixer au complexe collé existant).

    • Contre-cloison isolée ou sur vide d’air

    On rapporte un doublage sur ossature en mettant en place un pare-vapeur.

    Le pare-vapeur est important en rénovation dans le sens où on ne connaît pas toujours la composition des parois. Il permet également d’améliorer la performance d’étanchéité à l’air, des murs  désuets qui deviennent moins étanches (présence de fissures).

    L’isolation des murs d’une maison ancienne

    Quand on choisit de rénover une vieille ferme, une maison en pierre ou en brique, il est normal qu’on souhaite en conserver le charme. On souhaite malgré tout profiter du confort procuré par une isolation thermique performante sur les murs. Divers scénarios sont possibles avec à la clé, les solutions appropriées.

    Pourquoi isoler les murs d’une maison ancienne ?

    On a l’habitude de penser que les murs épais et denses protègent naturellement des fluctuations de température et ne nécessitent pas d’isolation. Or, un mur épais ne réagit pas immédiatement aux écarts de température. Il n’isole pas réellement du froid ou de la chaleur. S’il peut ralentir l’entrée du froid grâce à son inertie, passé un certain temps d’exposition, il n’est pas plus isolant qu’un mur fin. Celui-ci peut alors constituer une source de déperditions de chaleur durant tout l’hiver.

    De même, en été, si un mur épais peut ralentir l’entrée de la chaleur, il peut devenir une réelle source d’inconfort pendant une longue période de chaleur. En effet, la chaleur stockée jour après jour s’évacue aussi vers l’intérieur de la maison. Cela peut générer un excès de chaleur alors que les occupants de l’habitation ont sûrement besoin de fraîcheur. Les murs anciens très épais ne peuvent pas apporter une isolation et un confort suffisants. Ils ne peuvent non plus faire baisser correctement les consommations d’énergie et doivent ainsi faire l’objet d’une isolation.

    Les solutions d’isolation possible

    Il peut arriver qu’on veuille laisser visibles certains éléments de l’architecture. Il peut s’agir des structures métalliques dans une ancienne usine, des murs de pierres ou briques apparentes, témoins de la mémoire du lieu. Ceux-ci peuvent pourtant réduire la performance thermique globale du bâtiment. Le mur de pierres ou de briques, laissé apparent, peut constituer un pont thermique dans l’enveloppe du bâtiment. Non isolé, il peut également être sujet aux phénomènes de condensation avec les différences de température, notamment dans une pièce humide.

    Des solutions d’isolation existent et il est très important de concevoir son projet de rénovation de manière globale pour anticiper du mieux possible la problématique liée à ce type de choix :

    On peut alors :

    • Opter pour un mur intérieur (cloison, mur de refend) pour laisser un mur de pierre apparent.
    • Opter pour une isolation par l’extérieur.
    • Créer un mur en pierres au-devant de la paroi après l’avoir isolée (pierres décoratives ou récupération de vieilles pierres).

    Mise en œuvre des solutions d’isolation d’une maison ancienne

    Si les murs de la bâtisse concernée ne sont pas droits, la mise en œuvre d’une isolation par l’intérieur peut permettre de rattraper les inégalités. Ceci, par l’utilisation d’un doublage sur ossature métallique. Si on a une préférence particulière pour les vieux murs dont les inégalités témoignent plutôt du vécu du bâti, il vaut mieux préférer une isolation des murs par l’extérieur. Une lame d’air peut être nécessaire entre l’isolant et le mur à isoler. En effet, dans la plupart des cas, l’isolant se pose au contact du mur. Cependant, une lame d’air entre le mur et l’isolant est indispensable en isolation par l’intérieur quand les murs sont poreux.

    C’est le cas d’une pierre tendre, en pisé, torchis ou des pierres jointoyées à la chaux. Le procédé dépend aussi de la situation géographique et climatique (exposition aux vents, à la  pluie, au front de mer…). Par ailleurs, l’isolation des murs peut aussi être l’occasion d’augmenter l’isolation acoustique d’un logement ancien. À l’identique de l’isolation thermique, le traitement acoustique se définit dès la phase de conception et pour l’ensemble des parois.

    Les dispositions du DTU

    Les règles de l’art « DTU 20.1 » (document technique unifié) requièrent de laisser une lame d’air de 2 cm, continue au minimum, sur toute la paroi. Elle se place entre le mur support et l’isolation, grâce à des tasseaux bois. Ces derniers devront bénéficier d’un traitement à l’aide d’un produit insecticide et fongicide. Les produits doivent correspondre à l’essence de bois utilisée. Ils sont à positionner à la verticale si leur espacement est fonction de la largeur et de la rigidité des panneaux. Il faut aussi assurer au moins 2 lignes d’appui par panneau. Cela garantira la pérennité de la lame d’air sur la hauteur de paroi. Cette précaution a également pour objectif de garder l’équilibre hydrique du mur. Le doublage rapporté devra posséder un pare-vapeur entre l’isolant et le parement. Cette mesure sert à empêcher que la vapeur d’eau produite à l’intérieur du logement ne migre dans la paroi.

    Dans tous les cas, les professionnels de l’isolation pourront aider à effectuer les arbitrages nécessaires entre la thermique, l’acoustique et l’esthétique. Il ne faut pas non plus oublier qu’une rénovation de l’ancien employant une isolation étanche à l’air sur les parois doit également prévoir un système de ventilation. Cela, pour en assurer le renouvellement sanitaire de l’air. De plus, si les murs comportent des remontées d’humidité du sol ou des remontées capillaires, on doit d’abord les traiter avant toute mise en œuvre de solution d’isolation.

    L’isolation d’un mur humide

    Lorsqu’un mur est humide, il est essentiel de faire le bon diagnostic. Plusieurs facteurs sont les signes d’humidité des parois d’une maison. Des eaux de ruissellement, eaux de pluie, humidité ascensionnelle, traces d’humidité dans les angles ou des moisissures à la jonction des parois. Ce sont autant de cas pour lesquels il convient de trouver la solution technique adéquate.

    Comme principe, on ne doit jamais isoler un mur qui n’a pas été préalablement assaini. Une isolation performante ne peut pas être dissociée d’une étanchéité à l’eau et à l’air des parois contre lesquelles elle est posée. On s’assurera ainsi du caractère sain de la paroi avant toute pose d’isolation.

    Dans le cas d’un mur humide, il est nécessaire de faire réaliser un drainage à l’extérieur permettant l’écoulement des eaux de ruissellement. De plus, il faut attendre que la paroi sèche. Dans tous les cas, la pose du système isolant avec vide de construction de 2 à 4 cm aménagés par des tasseaux bois, est à privilégier. La pièce isolée doit également impérativement être ventilée correctement avec une VMC (ventilation mécanique centralisée).

    Les matériaux d’isolation

    Quand il s’agit d’isoler des murs par l’intérieur, l’isolant qui empiète le moins sur la surface habitable est la laine de verre. Sa conductivité thermique lambda (λ) est de 0,03. Cependant, si on veut combiner les performances thermiques et un faible impact environnemental, les isolants naturels l’emportent haut la main. À ce propos, on peut citer :

    • L’ouate de cellulose. C’est un isolant à base de papiers et de journaux recyclés. Elle représente un excellent profil environnemental, en plus de ses qualités d’isolation thermique et phonique et son prix intéressant.
    • Le métisse. Cet isolant est idéal si on parle de développement durable. Il est fabriqué en fibres de tissus venant de vêtements collectés et triés. Le CSTB (Centre scientifique et technique du bâtiment) lui a déjà délivré des avis techniques favorables.

    Les isolants à éviter

    Quelques isolants ne sont pas recommandés pour l’isolation par l’intérieur des murs. Ce sont :

    • Les isolants en polystyrène et en polyuréthane. En effet, en cas d’incendie, ils dégagent des fumées toxiques qui tuent très rapidement. Et contrairement aux isolants naturels et aux laines minérales, ils sont très médiocres en isolation acoustique. Ce type d’isolant peut être réservé à l’isolation par l’extérieur et à celle des sols.
    • La laine de mouton brute. Cet isolant est très sensible aux mites et la forte odeur qu’elle dégage peut gêner les occupants.
    • Les isolants minces. Dans la pratique, les produits minces réfléchissants (PMR) ne sont que des compléments d’isolation. Leur résistance thermique est insuffisante en cas d’utilisation seule.

    Les critères de choix d’un isolant

    Le choix de l’isolant dans le cadre d’une construction ou d’une rénovation doit répondre à un certain nombre de critères qui devraient aider à faire un choix judicieux. Il peut s’agir de :

    • Performances thermiques de l’isolant. À partir du coefficient de conductivité thermique, on peut aisément calculer l’épaisseur nécessaire à utiliser pour atteindre le niveau d’isolation souhaité. On veillera à chercher la meilleure valeur de conductivité thermique, surtout quand le manque de place constitue une contrainte.
    • Le déphasage thermique. En effet, le déphasage thermique d’un isolant aide à lisser les températures entre le jour et la nuit.
    • La régulation hygrométrique. Certains isolants peuvent absorber de grandes quantités de vapeur d’eau pour les restituer quand l’air ambiant est plus sec, sans empiéter sur leurs caractéristiques isolantes.
    • La facilité de pose. En pratique, un produit qui se pose facilement se pose également mieux et permet ainsi d’éviter au mieux les ponts thermiques.

    D’autres critères à considérer

    • Les performances phoniques de l’isolant. Tous les isolants thermiques ne confèrent pas une bonne isolation acoustique.
    • La longévité de l’isolant. Certains isolants peuvent résister à l’humidité, au tassement, voire à l’attaque des rongeurs.
    • La santé des occupants. Certains produits peuvent contenir des fibres irritantes pour la peau, les yeux et les poumons. D’autres isolants émettent des gaz toxiques en cas d’incendie si certains sont totalement neutres à tous points de vue.
    • L’inflammabilité. Évidemment, les isolants inflammables doivent être protégés du feu.
    • Le prix.

    Les clés d’une isolation thermique par l’intérieur réussie

    La réussite d’une isolation thermique repose sur le fait de bien isoler l’ensemble de l’enveloppe de la maison, isolation des murs, des combles et des sols. Tout cela passe par la mise en œuvre :

    • D’isolants performants, certifiés et dotés d’une résistance thermique suffisante.
    • D’une étanchéité à l’air pour générer moins de déperditions thermiques du bâti.
    • D’une ventilation maîtrisée pour un air neuf et sain et pour évacuer les excédents de vapeur d’eau.

    Les qualités de l’isolant

    La qualité de pose est le quatrième critère qui rassemble les 3 autres et peut faire la différence au niveau des performances d’une habitation. Elle est capitale pour la réalisation d’un bâtiment à basse consommation d’énergie, conforme à la RT 2012. La qualité d’exécution est primordiale pour empêcher les ponts thermiques et les failles dans l’étanchéité à l’air, sources d’inconfort et de déperditions thermiques. La forte résistance thermique de l’isolant conditionne aussi la performance de l’isolation et le respect de la réglementation thermique. La certification de l’isolant constitue une garantie sur les caractéristiques affichées (résistance thermique, paroi pour laquelle il est destiné…) qui ont été contrôlées et dureront dans le temps.

    Indications de prix relatifs à l’isolation par l’intérieur

    Les critères de coût d’une isolation par l’intérieur des murs

    Pour calculer le coût d’une isolation par l’intérieur, on doit prendre en compte :

    • La surface à isoler pour déterminer la quantité d’isolant et de parement dont on aura besoin pour mener à bien les travaux.
    • L’isolant qu’on va utiliser. Son prix dépend de ses capacités d’isolation, de son épaisseur ainsi que de son rapport résistance thermique/épaisseur. Si on recherche l’isolant le plus performant et à la fois le plus mince possible, on doit opter pour un isolant à la résistance thermique la plus forte et à la valeur lambda (rapport résistance thermique/épaisseur) la plus faible.
    • La main d’œuvre, si on fait appel à un professionnel. Pour ce faire, on ne doit pas hésiter à faire établir plusieurs devis auprès d’entreprises spécialisées dans l’isolation et les comparer. De plus, le professionnel peut donner des conseils sur la solution idéale en fonction des besoins et de la configuration de la maison.

    Le prix de l’isolation par l’intérieur en fonction de l’isolant

    Voici quelques prix indicatifs moyens au m2, constatés pour différents isolants :

    • La laine de verre avec un coefficient de résistance thermique 3,75, une épaisseur de 100 mm, de lambda 0,03, coûte 11 €.
    • Celle de roche avec un coefficient de résistance thermique 3,9, une épaisseur de 145 mm, de lambda 0,02 s’achète à 13 €.
    • La version avec du chanvre ou la laine de lin avec un coefficient de résistance thermique 3,8, une épaisseur de 145 mm, de lambda 0,02, est évaluée à 17 €.
    • Les textiles recyclés avec un coefficient de résistance thermique 4,04, une épaisseur de 170 mm, s’acquièrent à 13 €.
    • Le polystyrène expansé (PSE) avec un coefficient de résistance thermique 3,8, une épaisseur de 120 mm, de lambda 0,03 se vend à 19 €.
    • Le polyuréthane avec un coefficient de résistance thermique 4,35, une épaisseur de 100 mm, de lambda 0,04, a un prix avoisinant les 35 €.

    Le tarif d’un artisan pour une isolation par l’intérieur

    Choisir un artisan pour mener les travaux d’isolation par l’intérieur sera certes plus cher que de le faire soi-même, mais cela garantit une réussite totale de la pose de l’isolant et de son parement. Comme évoqué précédemment, l’artisan professionnel peut donner de précieux conseils sur le choix de l’isolant et de son épaisseur, pour garantir le succès de l’isolation.

    Ainsi, le prix d’une isolation par l’intérieur (avec pose) est à déterminer au cas par cas. On constate cependant que le coût d’un tel projet est compris entre 50 et 90 € HT le m2.

    À titre d’exemple, pour une pièce de 30 m2, comprenant la fourniture et pose d’une isolation avec ossature métallique avec un isolant acoustique de coefficient de résistance thermique de 3,75 et une épaisseur de 120 mm (lambda = 0,03) et un revêtement en plaque de plâtre BA13, on doit débourser autour de 1 500 €.

    Pour une maison de 100 m2, on doit donc débourser entre 3 000 et 10 000 € (installation comprise). Cependant, en faisant appel à un professionnel, on peut bénéficier de différentes aides.

    Les différentes aides relatives à l’isolation par l’intérieur

    Le crédit d’impôt pour la transition énergétique

    Les propriétaires et les locataires peuvent accéder à un crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), s’ils se lancent dans un chantier d’isolation des murs par l’intérieur. Ce crédit d’impôt peut concerner à la fois le prix des matériaux et celui de la main d’œuvre pour des travaux d’isolation thermique intérieure. Cette aide au financement des travaux d’isolation est valable 5 ans et s’élève à 30 %, dans une limite de 100 € TTC par m². Si on n’est pas imposable, on peut tout de même bénéficier du crédit d’impôt pour la transition énergétique, sous forme d’un chèque bancaire remis par le Trésor public.

    La TVA au taux réduit à 5,5 %

    Faire intervenir un professionnel pour l’isolation des  murs intérieurs permet de bénéficier d’une TVA au taux réduit de 5,5 %, pour un allègement de facture. Ce taux s’applique à l’achat du matériel et à la pose de celui-ci par l’artisan qui le fournit.

    L’éco-prêt à taux zéro

    Cette aide permet d’échelonner le paiement des travaux d’isolation. Comme conditions, les travaux doivent concerner au moins 50 % de la surface des murs donnant sur l’extérieur, ils doivent être réalisés dans les 2 ans suivant l’attribution du prêt et le logement doit avoir été construit avant le 1er janvier 1990. L’éco-prêt est attribué par un organisme bancaire. Par ailleurs, si les revenus du foyer fiscal sont inférieurs à 30 000 € dans l’année précédant la demande de crédit, l’éco-prêt à taux zéro peut être cumulable avec d’autres aides.

    Les aides de l’ANAH

    Dans le cadre de la politique de lutte contre la précarité énergétique, l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH) est également à même d’apporter son aide, sous conditions de ressources. Elles varient selon le lieu d’habitation, de la taille du ménage et si on est propriétaire ou non. Par ailleurs, l’aide financière de l’ANAH peut être couplée avec une exonération de la taxe foncière si on habite dans une commune qui a pris une délibération en ce sens. Dans tous les cas, on peut toujours se renseigner sur les aides locales auxquelles on peut prétendre en se renseignant auprès de l’ANAH ou de l’ADIL (Agence départementale d’information sur le logement).

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